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Sur-vivantes à l'Institut du monde arabe : retour sur une avant-première marquante

Survivantes
1 juil.
3 min de lecture

Dernière mise à jour : 16 juil.

Le 19 juin, l'Institut du monde arabe a accueilli l'avant-première de notre documentaire Sur-vivantes — Debout dans l'oubli, devant une salle comble. Plus de 400 personnes ont répondu présent pour découvrir le film et l'exposition photographique consacrée aux femmes réfugiées soudanaises du camp de Milé 2, à l'est du Tchad.


Un débat à suivi la projection, en présence de Hadjar AOUARDJI, PhD, Directrice de la recherche à l'IRIS - Institut de relations internationales et stratégiques, Ouahid ABASSI, Président fondateur de DIGNITÉ International, Dr Jean-Francois Corty, Président de Médecins du Monde, Fatou Elise BA, Responsable du Programme Sécurité humaine à l’IRIS - Institut de relations internationales et stratégiques, Maaz TAGELDIN, Sudfa Média
Un débat à suivi la projection, en présence de Hadjar AOUARDJI, PhD, Directrice de la recherche à l'IRIS, Ouahid ABASSI, Président fondateur de DIGNITÉ International, Dr Jean-Francois Corty, Président de Médecins du Monde, Fatou Elise BA, Responsable du Programme Sécurité humaine à l’IRIS, Maaz TAGELDIN, Sudfa Média.

Une affluence qui dépasse nos espérances et qui dit beaucoup de l'attention que le public porte à une crise trop souvent passée sous silence.


Une salle comble pour des voix trop longtemps oubliées


Dès l'ouverture des portes, le public s'est pressé dans l'un des espaces de l'Institut du monde arabe, ce lieu emblématique du dialogue entre les cultures. Pendant 26 minutes, la salle a suivi, dans un silence attentif, le quotidien de cinq femmes : Sahar, qui rêve de devenir médecin ; Fatima, biologiste contrainte de fuir son hôpital sous la menace des armes ; Munira, qui entraîne des fillettes au handball depuis plus de vingt ans ; Mariam, qui cultive la terre pour nourrir sa famille ; et Israa, présidente de l'union des femmes du camp.


Plus de 400 personnes se sont rendus à l'avant première à l'Institut du Monde Arabe.
Plus de 400 personnes se sont rendus à l'avant première à l'Institut du Monde Arabe.

Sans voix off ni commentaire, le film laisse toute la place à leurs mots. Le combat pour l'eau, le danger de la collecte du bois, la faim, l'éducation devenue inaccessible, la peur de la nuit mais aussi la solidarité, le sport, les chants et cette phrase qui a résonné dans la salle : « La femme peut changer les choses. »


Une exposition photographique qui a ouvert les regards


Avant la projection, les visiteurs ont pu parcourir l'exposition photographique dédiée aux femmes de Milé 2. Portraits en lumière naturelle, scènes de vie saisies sur le vif : chaque image a choisi la dignité plutôt que le misérabilisme.


L'exposition photographique a permis de rassembler des personnes de tout âge.
L'exposition photographique a permis de rassembler des personnes de tout âge.

Beaucoup de spectateurs se sont attardés devant ces visages, prenant le temps de croiser ces regards avant même d'entendre les voix. Ensemble, ces photographies ont composé le portrait d'une résilience collective, celle de femmes que la guerre a déplacées, mais jamais brisées.


Une soirée d'émotion et d'engagement


Au-delà des chiffres, c'est l'émotion partagée qui restera de cette soirée. Les échanges à l'issue de la projection ont montré combien le public souhaitait comprendre, agir, et ne pas détourner le regard de la crise soudanaise, l'une des plus graves, et des plus oubliées, de notre époque.


Intervention du Réalisateur Jérôme Huchon ( Meroje ), accompagné de Benoit Gallet, DIGNITE International
Intervention du Réalisateur Jérôme Huchon ( Meroje ), accompagné de Benoit Gallet, DIGNITE International

Nous tenons à remercier chaleureusement l'Institut du monde arabe pour son accueil, DIGNITÉ International pour son soutien indéfectible, ainsi que toutes celles et ceux qui sont venus, si nombreux, faire vivre ces voix le temps d'une soirée.


Et maintenant ?


Cette avant-première n'est qu'un début. Sur-vivantes poursuivra son chemin en festivals, en projections-débats et dans d'autres lieux culturels. Notre souhait : que le film et l'exposition continuent de circuler, pour que ces femmes ne soient plus jamais invisibles.


📩 Vous souhaitez organiser une projection ou accueillir l'exposition ? Écrivez-nous via le formulaire de contact.


Merci à toutes et à tous. Celles que le monde avait oubliées ont, ce soir-là, retrouvé 400 paires d'yeux pour les regarder debout.

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